VERT DE RAGE

August 31, 2018

 

Le témoignage récent de Nicolas H., cadre dirigeant, 63 ans, astreint
manifestement à un forfait jours, nous donne à réfléchir à l’expression des
émotions au temps et au lieu du travail.
Ayant une appétence certaine pour les problématiques en lien avec le
développement durable, il estimait que son entreprise, sa direction et ses
collègues de travail ne mettaient pas suffisamment d’énergie dans la défense
d’une démarche éco-responsable.
Il présenta alors, à la surprise générale (et nonobstant une période de repos lors
de la fermeture annuelle de l’entreprise), sa démission.


Pour tous, Nicolas H. était en colère et sa démission en était l’expression.
La colère a ses vertus : affirmation de soi, mise en avant de ses opinions.
Mais elle est aussi la traduction de frustrations, d’une exaspération, d’un malaise.
Les cadres de direction sont souvent les premiers témoins de cette colère : soit
qu’ils en soient le réceptacle, soit qu’ils l’éprouvent.
L’impact de l’expression de sentiments violents en entreprise ne doit pas être
sous-estimé.
En qualité de manager, il est indispensable d’appréhender ce sentiment. Selon
une citation désormais consacrée, « la colère ôte l’esprit et la raison ». Des mots
peuvent être mis sur ces émotions, pour mieux en saisir l’origine, en traiter les
conséquences. Favoriser le dialogue alors que le management d’une entreprise
peut parfois être ancré dans des procédures, peut se révéler judicieux.

 


Nicolas H. ne reviendra pas sur sa décision. Mais le Comité économique et Social
de son ancienne entreprise vient de s’engager dans le développement d’une
politique d’éthique environnementale. Une prise de conscience s’amorce.

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